Jeu de rôle basé sur l'univers d'Eragon ( les livres )
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 La fin d'une errance

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Matthew Kröswald



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MessageSujet: La fin d'une errance   Mar 20 Oct - 16:58

Matthew déambulait lentement dans la rue principale de la ville de Cithri au pied de la citadelle qui surplombait celle-ci. Comme souvent à cette époque de l'année il y régnait un chaleur importante ce qui ne le gênait pas outre mesure bien que dissimulé dans sa grande cape rouge élimée ayant passé beaucoup de temps en lisière du désert du Hadarac pendant son enfance. Par contre il avait toujours autant de mal à supporter la poussière soulevé par les centaines de badauds qui se pressait le long des étals multicolore ainsi que l'odeur forte laissé par les excréments des diverses montures sous l'effet du soleil.
Heureusement il ne comptait pas s'attarder trop dans cette ville, il avait été obligé d'y faire halte pour renouveler ses fournitures et en profiter pour revendre quelques possessions acquises pendant ses pérégrinations. Matthew trouvait les gens relativement détendus malgré la menace toujours présente à l'esprit de l'Empire guère distant de la cité et qu'il ne connaissait que trop bien pour se faire des illusions sur les motivations de celui-ci.
Il commença à intéresser plus précisément aux échoppes qui pouvait lui fournir quelque chose d'utile et commença par le secteur dédié aux armes, en effet il avait besoin de renouveler son stock de carreaux car il ne lui en restait que cinq ce qui était vraiment très peu. Il eut du mal à trouver ceux qu'il voulaient, les autres étant généralement de mauvaise qualité alors qu'il n'utilisait que les meilleurs capables de perforer aussi bien les os que les plates avec leur tête en forme de diamant d'acier. Malgré un âpre marchandage celles-ci lui coutèrent les yeux de la tête ce qui mis ses maigres finances à mal et il dut se contenter de n'en prendre que vingt. Comprenant qu'il n'avait pas assez de monnaie pour finir ses emplettes il s'arrêta dans une boutique sombre et fraiche tenue pas un préteur sur gage auquel il abandonna quelques bricoles récupérées en chemin : quelques babioles en cuivre, deux couteaux ouvragés et deux livres.
Une fois ressorti de la boutique en ayant plus que le sentiment de s'être fait escroquer il se dirigea vers les étals vendant de la nourriture car il en avait légèrement assez de se serrer la ceinture et il avait bien compris que même si il économisait il n'aurait pas assez pour se procurer la monture qu'il aimerait tant avoir. Il passa devant un étal de boucher qui lui donna plus envie de vomir que de manger, la viande était moitié noircie et certaines pièces semblaient dissimuler des asticots ce qui le poussa à prendre la sage résolution de continuer à abattre lui même sa viande quitte à y passer du temps. Il acheta par contre des fruit séchés, du pain et gros fromage. Une fois ces affaires tassée dans son sac il décida de profiter d'un repas chaud tant qu'il en avais encore les moyens et se mit à la recherche d'une auberge à l'aspect accueillant et pas un bouge comme il en croisait trop souvent.

Il finit par en trouver près de la porte est de la ville et l'aubergiste aimable lui servit un succulent morceaux de rôti agrémentés de quelques légumes : cela faisait quelques temps que Matthew n'avait pas été à pareille fête. L'homme tenta bien de discuter un peu avec lui comme tout bon commerçant mais il laissa vite tomber devant les réponses courtes et laconique que Matt laissait échapper comme à son habitude par souci de discrétion. Matt profita du repas soulagé qu'il était d'avoir enfin réussi à quitter sa terre natale, il décida de rester en ville jusqu'au lendemain et pour cela loua une chambre qui bien que minuscule était propre et c'est tout ce qui importait à ses yeux.
Il passa le reste de la journée à visiter la ville en inspectant notamment les défenses : un vieux réflexe d'officier et il les trouvaient correctes bien que certains signes de vétusté était visible grâce à sa formation. Il se rendit ensuite à la citadelle pour en visiter les somptueux monuments et admirer la vue magnifique que l'altitude donnait sur toute la plaine environnante. Il resta là jusqu'à ce que la soleil rasant vint rougeoyer sur l'horizon donna une magnifique teinte orangée aux magnifiques bâtiments de pierre blanche de la cité.
Il finit donc par rentrer à l'auberge où il dilapida encore de précieuse pièce pour prendre un bain fort bienvenu après avoir grignoté des restes du repas précèdent à moindre frais. Il évita soigneusement toute incitation à la boisson souhaitant garder les contrôle de lui-même à tout moment en ces lieux qui bien que paisible n'en dissimulaient peut-être pas moins une menace pour lui. Il monta rapidement se coucher et il s'endormit rapidement la main crispée sur une de ses dagues malgré le brouhaha montant de la salle commune.

Il se réveilla à l'aube frais et disponible le lendemain matin, il avait passé une bonne nuit sans cauchemars ce qui était une bonne chose. Il emballa rapidement ses maigres possessions et pris la route le plus vite possible en remerciant l'aubergiste au passage. Il se dirigea vers la porte Sud de la ville puisqu'il comptai se rendre à Aberon. Il s'enquit auprès des gardes de la situations dans ce secteur au moment de franchir la barbacane protégeant cette entrée. Ils l'informèrent que le secteur de la foret entre les deux villes était actuellement la proie à une bande que pillards qui échappaient pour l'instant aux efforts des maigres milices locales, il lui conseilla d'éviter ce secteur si possible d'autant plus qu'il était seul. Mais Matthew opina de la tête bien décidé à ne rien en faire , ce n'est pas une bande de bandit dépenaillés qui allaient l'arrêter....

Il marcha la plus grande partie de la journée sur un route qui avait de moins en moins de poussière au fur et à mesure qu'il s'approchait de la forêt maintenant toute proche. Il était désolé en voyant les maigres récoltes des paysans locaux flétrir sous la pression implacable de l'astre céleste et les bêtes faméliques chercher désespérément un peu d'herbe pour paitre. Il poussa un soupir de soulagement en atteignant les frondaisons où il régnait un certaines fraicheur et il tomba rapidement sur un petit ruisseau ou il put boire une eau plus claire que l'insipide eau chaude qui remplissait sa gourde.
Voyant que la journée touchait à sa fin il prit son arbalète et laissant ses affaire dissimulés sous un arbre parti à la recherche de son repas du soir qui se trouva être une magnifique perdrix qu'il fit dorer soigneusement au dessus du feu ce qui lui permis de ne pas toucher à ses provisions et c'est repu qu'il s'endormit dans un recoin sombre qu'il avait aménagé et dissimulé comme il commençait à si bien savoir le faire avec l'expérience de l'errance permanente.

Une fois le jour levé il décida de voyager à l'écart de la grande route pour éviter toute rencontre aussi bien amicale que désagréable comme les pillards annoncés par les gardes. Il se fondit rapidement au milieu des buissons n'émettant guère de bruit ayant appris à mettre ses pieds où il fallait pour cela et ne ralentissant guère par rapport à un marcheur normal qui suivrait la route. Il se mouvait avec une telle aisance dans la foret qu'on aurait presque put le confondre avec un elfe habitué à y vivre.
Il déjeuna des restes de la perdrix accompagnés d'un peu de fromage au pied d'une petite cascade limpide où un arc en ciel se formait grâce à une troué crée par la chute d'un vieux chêne foudroyé. Il se remit bientôt en route après avoir profité de la cascade pour faire un brin de toilette et poursuivit son implacable progression dans le doux bruit de fond des divers bruit liés à la foret : un pivert qui essaye de faire son trou, les bruit de la brise dans les hautes branches des hêtres et des chênes, les bruit de course affolé de quelques lièvre et autre renard dérangé par sa présence et même quelques grognements de sangliers visiblement en plein sommeil.
Il commençait à ressentir une certaine lassitude à l'approche du soir, ces jambes commençaient à se raidir. Il songeait à s'arrêter pour la nuit lorsqu'un hurlement retentit au loin : un cri de femme. Matt ne pouvait pas rester là à rien faire son éducation l'obligeait à aller se rendre compte de ce qui se passait...Faisait fi de ses jambes meurtries il se mis à courir prudemment en direction de la voix, il prenait toutefois garde de ne pas se tordre une cheville sur ce sol traitre et pris la précaution d'armer son arbalète et de la prendre en main. En avançant il vit que la luminosité augmentait devant lui ce qui dénotait la présence d'un grande clairière, il ralentit et se cacha dans un buisson de buis à l'orée du bois observant ce qu'il se passait dans la clairière.

Un village de bucheron et de trappeur se tenait près d'une rivière d'un certain importance, il chercha les habitants des yeux et s'aperçut qu'il étaient groupés à l'opposé sous la menace de deux brigands pendant qu'un troisième sortait des possessions des maisons. * Quelle bande de fumiers ceux là , menacer les femmes et les enfants pour que les hommes se tiennent tranquilles...*. Il se rapprocha lentement en restant à couvert de manière à se trouver suffisamment près pour abattre le bandit qui tenait un arc, mais il n'arrivait pas à entendre ce que ceux-ci disaient à cause du vent qui allait en sens opposé.
Soudain un homme du village qui s'était dissimulé dans un maison tenta d'agresser l'homme en train de piller à l'aide d'un vieille épée mais celui à l'arc fut plus vif et l'abattit froidement d'une flèche en pleine poitrine et le pauvre villageois bascula au sol sans un bruit. Un remous agita le groupe de villageois mis la menace d'une nouvelle flèche eu tôt fait de ramener le calme. Matthew n'y tint plus et épaula son arbalète se concentrant afin de ne pas manquer sa cible à une telle distance ce qui serait fatal aux pauvres bougres.
Il était confiant et il bloqua sa respiration avant de presser la détente et le carreau partit se ficher dans le cou de l'archer mais cela Matt ne le vit qu'après car sûr de son coup il était déjà en train de sortir un nouveau carreau et de réarmer sa machine en tendant le câble à l'aide de son bras. Déjà les deux complices avaient dégainé leur épée et se ruaient à l'assaut de Matt qu'ils avaient immédiatement repéré. Alors qu'ils était tout proches de lui il lâcha son second trait qui faucha l'homme de gauche et tout en fluidité il jeta l'arbalète de côté et plongea sous la coup d'épée visant à le décapiter tout en dégainant sa fidèle rapière. Il fit face à la brute haletante et le laissa se fatiguer en assaut inutiles et brouillons se contentant d'effectuer quelques parades fuyantes pour ne pas abimer sa lame incapable de bloquer totalement une épée conventionnelle. Soudain avisant un ouverture il transperça la main du pillard ce qui eu pour effet de lui faire lâcher son arme et s'est incrédule qu'il lui enfonça la lame dans le crane l'étendant pour le compte.
Il alla récupérer son arbalète encore légèrement haletant pendant que les villageois s'approchaient craintivement de lui. Voyant qu'il rangeait ses armes ceux-ci s'approchèrent pour le remercier et lui proposèrent de passer la nuit chez eux afin de lui prouver leur gratitude : en effet il s'avérait que ce village était régulièrement racketté par la bande de brigand local. Matthew se demanda si ces gens réalisaient qu'il risquaient de se venger sur eux mais il préféra ne rien dire et de profiter d'un soirée qui s'annonçait ma fois fort agréable.
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Matthew Kröswald



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MessageSujet: Re: La fin d'une errance   Ven 6 Nov - 22:57

Matthew se laissa guider dans ce qui servait de taverne au petit village, il s'agissait surtout d'une grand pièce où les hommes venait boire un peu de bière à la nuit tombée en rentrant d'un dure journée de labeur afin de discuter un peu. On l'installa à une table pendant que des villageoises s'affairaient à préparer de la nourriture et que les hommes portaient des toasts à sa santé. Personnellement Matthew avait littéralement horreur de toute forme d'alcool mais il fit un effort afin de ne pas froisser ces gens frustes qui lui offraient le peu qu'ils possédaient. On lui servit une espèce de ragoût et se sentit gêner que les villageois utilisent leur viande probablement rare pour lui, cependant il se révéla délicieux et prit la peine d'aller remercier les cuisinières ce qui les fit sourire.

Alors que les hommes passablement ivres s'obstinaient à essayer d'en apprendre plus sur lui alors qu'il se refusait à livrer une quelconque information sur son passé, il dut prétexter une fatigue plus importante qu'en réalité pour s'éclipser et se faire conduire dans une petite pièce à l'étage réservée pour les gens de passage. Celle-ci ne devait pas être souvent utilisé devant la fine couche de poussière visible un peu partout : toutefois hormis cela elle était tout à fais propre. Il remercia la personne qui l'avait accompagnée et s'installa pour passer une nuit tranquillement à l'abri pour une fois au lieu de dormir à la belle étoile comme de coutume.

Il se réveilla le lendemain matin peu avant l'aube et décida de s'éclipser discrètement. Pour cela il ouvrit la lucarne donnant sur le toit et s'y glissa silencieusement et commença par descendre le long du toi en prenant soin de ne pas détacher de bardeaux de bois. Une fois arrivé au bord il se laissa tomber tel un félin et se redressa silencieusement avant de disparaitre parmi les bancs de brume humide qui s'accrochaient encore çà et là. Une fois qu'il eut regagné le couvert des frondaisons il poussa un soupir de soulagement à l'idée de retrouver un peu de calme ne perdant pas de vue que ces bois n'étaient pas sûrs c'est pourquoi il arma son arbalète par précaution avant de reprendre son chemin d'un pas vif malgré l'humidité de ses vêtements qui le faisait frissonner. Il parcourut sans problème un chemin conséquent dans une nature bien silencieuse alors que la journée allait en s'avançant et que l'air se faisait de plus en plus chaud comme de coutume dans ce pays.

Il commençait à croire qu'il allait pouvoir continuer son chemin sans problème lorsque quelque chose le mis en alerte et il s'arrêta sur le qui-vive pour écouter attentivement. Premier signe inquiétant : la foret précédemment très calme avait maintenant tout d'une tombe au niveau sonore. Il longea un bosquet en se courbant un peu à l'affût d'un assaillant éventuel et alors qu'il pensait avoir rêver se morigénant lui même de sa méfiance excessive il entendit une branche craquer derrière lui. Sans réfléchir il fait un saut en avant alors qu'un flèche venait se planter dans le tronc derrière lui en vibrant et ôtant son arbalète de l'épaule il lâcha le trait dans la direction d'où venait la flèche plus ou moins à l'aveuglette. Un cri retentit alors dans les fourrés :

- L'enfoiré il m'a touché. Allez y choppez le et faites lui payer pour les autres !

Mat entendit alors des mouvements venir d'un peu partout et converger vers lui, il devait essayer de s'enfuir au plus vite et les prendre de vitesse c'est pourquoi il commença à courir en sautant dans un buisson alors qu'un nouveau trait le frôlait. Tout en essayant de ne pas chuter sur une mauvaise racine ou une pierre traître il arma tant bien que mal un carreau gène par les soubresauts engendrés par sa course effrénée. Ayant enfin réussi il s'accroupit dans un buisson touffu et attendit quelques secondes qu'il distingue un de ses trop nombreux poursuivant pour l'abattre froidement reprenant immédiatement sa course sous une pluie de projectile l'obligeant à zigzaguer de plus en plus vite. Son souffle commençait à se faire court et sans son entraînement militaire il aurait probablement déjà été rattrapé mais il tenait bon.

Ayant enfin acquis une certaine avance il grimpa dans un arbre touffu qui traînait par là et se cala sur un branche pour tenter de faire passer son point de coté. Il en profita aussi pour armer une nouvelle fois son arme de mort et prépara ses coûteux de lancer : si ses ennemis se montraient jusqu'ici il les tuerais tous ou y laisserait la vie mais il n'était plus question de fuir. Il s'écoula deux bonnes minutes avant qu'il aperçut ses poursuivant sortir d'un bosquet. Il y en avait cinq : tout d'abord visiblement celui qui était le chef et qui avait reçu son premier carreau dans le bras, ensuite venait deux archers qui scrutaient les broussailles environnante à la recherche d'indice et enfin deux espèces de molosse armés de grands espadons..

- Où est-il donc passé ? Bougez-vous il n'en a déjà que trop vécu.
- Bien chef.
- Et après on ira chercher les autres pour brûler ce maudit village en représailles.

Un des archers s'était accroupis scrutant le sol avec assiduité quand il s'écria :

- Chef j'ai trouvé....

La fin de sa phrase se perdit dans un gargouillis sanglant car il venait d'avoir la gorge transpercée par un carreau de Matthew qui se laissa glisser au bas de l'arbre jetant son arbalète au sol et sortant ses couteaux. Le second archer ne perdant pas de temps décocha une flèche que Mat reçu en pleine cuisse. Poussant un juron il lâcha ses deux lames dans un ample mouvement fluide qui mit à terre un des molosses et le second archer. Il tira ensuite sa chère rapière et tenta de se défendre comme il pouvait sur une jambe valide contre le chef et la seconde brute. Ils l’encerclèrent en utilisant leurs lourdes armes pour tenter d'acculer Mat qui se retrouvait à parer tant bien que mal sans pouvoir riposter au risque de voir sa lame se briser sous la puissance des coups. Déjà Mat sentait son bras faiblir et ses mouvements se faisait plus lents, voyant ce la les deux assaillants redoublèrent d'efforts mais la grosse brute voulu lui assener un monstrueux coup vertical qu'il esquiva et profitant de la gêne que la brute représentait pour son chef il lui perça la poitrine de part en part et se penchant sur le cadavre qui commençait à s'effondrer le sang aux lèvres il prit le couteau de celui-ci qu'il planta entre les deux yeux du chef d'un brusque mouvement de poignet.

Il poussa un soupir de soulagement et arracha la flèche de sa jambe dans un cri inhumain pendant que le chef des bandits finissait de se raidir au sol. Déchirant des morceaux de tissu sur les cadavres il se fit un bandage sommaire et récupéra ses armes avant de se remettre en route rapidement afin d'échapper à une nouvelle traque : n'avaient-ils pas parlés d'autres qu'ils devaient rejoindre. Il se traina comme il put jusqu'au soir et s'endormit rapidement après avoir manger un peu de ses provisions. Il se remit en route fiévreux le lendemain matin mais alors qu'il venait de sortir de la forêt il fini par s'évanouir vaincu par la fièvre.
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MessageSujet: Re: La fin d'une errance   Mer 25 Nov - 23:11

Lorsqu’il finit par se réveiller Mat reposait sur un petit lit disposé dans les combles d’une petite ferme. Il mit quelques longues minutes à reprendre tous ses esprits puis chercha à s’étirer se sentant tout raide. Il semblait relativement en forme si on exceptait sa jambe douloureuse sous le bandage artisanal qui la recouvrait et touchant sa peau près de la blessure il en conclut qu’elle n’était heureusement pas infectée ce qui était en soi une bonne nouvelle. N’entendant aucun bruit il entreprit de se lever lentement et se mit à la recherche de ses vêtements : il ne pouvait pas se balader à l’extérieur en sous-vêtements. Il les trouva sur une chaise non loin de là et les enfila aussi précautionneusement que possible : par contre il ne vit pas son équipement…. Il espérait ne pas avoir perdu sa rapière. Il se déplaça ensuite sur le plancher poli par l’usage jusqu’à un escalier étroit qui descendait directement dans la salle commune de la ferme et il jeta un regard circulaire : il n’y avait que ce que l’on trouverait dans toute les fermes du monde.
Alors qu’il allait sortir du bâtiment une femme entra en portant un panier rempli de légumes en tout genre et elle lui adressa un sourire :

- Je vois que vous êtes réveillé. Tant mieux, vous vous êtes remis beaucoup plus vite que prévu.
- Ah … merci beaucoup de m’avoir soigné.

Mat se sentait confus d’avoir ainsi dut profiter de la générosité des gens, mais il n’avait pas eu le choix heureusement que ces braves gens l’avaient ramassé alors qu’il était inconscient.

- Asseyez-vous, vous êtes encore faible, ne vous fatiguer pas plus que nécessaire.
- C’est que je ne peux me permettre de trop m’attarder…

La dernière lui lança un air réprobateur et alla tourner son ragout qui mijotait dans une marmite. Pendant ce temps Mat prit place sur le banc de bois qui se trouvait de son côté de la table sans réprimer une grimace en pliant sa jambe.

- Vous êtes pressé ? Mais où allez-vous.- A Aberon.

Ayant fini de remuer son plat elle en servit une assiette à un Matthew très reconnaissant qui se mit à manger avec appétit.

- C’est délicieux.

Le compliment réussit à faire sourire la brave femme. Elle réfléchit quelque peu et finit par déclarer :

- Si vous êtes si pressé que cela j’ai bien une solution pour vous mais il vaudrait mieux que vous vous reposiez un peu …

Matthew releva la tête très intéressé : après tout plus vite il serait à Aberon plus vite il avait de chance de trouver quelqu’un ayant besoin de ses services. Il avala avant de parler pour éviter d’être malpoli :

- S’il vous plait si vous avez une idée dites le moi.
- Mon mari va partir à Aberon pour y vendre des volailles avec son chariot, il pourrait vous y déposer.

- Oui cela m’arrangerait vraiment, j’essayerai de vous dédommager si vous voulez.

Cette fois ci la femme prit un air vexé et répliqua immédiatement :

- Je ne suis pas intéressée… si j’ai les gens c’est par bonté.
- Je suis navré de vous avoir ainsi vexée.
- Mais puisque vous y tenez ne bouger pas je vais chercher mon mari pour lui annoncer que vous souhaitez l’accompagner.

Et sur ce elle sortit de nouveau pendant que Mat s’empressait de finir son repas en buvant au passage un peu de l’eau qui était posée sur la table. La femme revint alors accompagnée de son mari un homme baraqué avec une moustache touffue et ils se serrèrent la main.

- Il parait que vous m’accompagnez ?
- Si cela ne vous dérange pas …
- Pas du tout, et puis peut-être que votre aspect redoutable dissuadera les éventuels brigands qui sait.

- Ca dépend mes affaires sont-elles là ?
- Pas de problème je les aie chargés dans le chariot avec les poulets.
- Et vous comptez partir quand ?
- En fait j’étais sur le point de partir si cela ne vous dérange pas.
- Parfait je vous suis.

Il remercia chaleureusement la brave femme pour tout ce qu’elle avait fait pour lui et il sortit dans la cour de la ferme qui était là aussi couverte de poussière. Au milieu de celle-ci un chariot avec des cages de poulet se tenait attelée à un cheval de trait gris. Il remarqua que ses affaires étaient déposées derrière le banc du conducteur et il grimpa dans le chariot pendant que l’homme prenait les rênes. Pendant qu’ils s’éloignaient lentement de la ferme il vérifia que toutes ses affaires étaient bien là et en profita pour réarmer son arbalète par sécurité et ceindre la ceinture de sa rapière avant de glisser ses deux lames dans leur emplacement réservé.

Il se cala ensuite aussi confortablement que possible pour ne pas avoir à souffrir du voyage qui se déroula en silence pendant qu’il écoutait le doux champ des oiseaux et contemplait la beauté de la nature environnante.

Ils arrivèrent en vue de l’enceinte d’Aberon vers la mi-journée et passèrent sans problème l’inspection des gardes en faction bien qu’ils regardèrent d’un œil sévère son arbalète qui était une arme plutôt utilisé dans l’empire qu’au Surda. Le chariot remonta lentement une large rue menant au marché non loin de la citadelle du roi Orinn et un fois sur place il aida le brave fermier à décharger sa marchandise bruyante avant de se fondre dans la population après les remerciements d’usage. Il allait commencer par chercher une auberge lorsque son œil fut attiré par quelqu’un en particulier : il avait reconnu une personne qu’il avait croisée lorsqu’il était encore en service et il s’agissait d’un magicien affilié à l’Empire. Il se demandait ce qu’il pouvait bien faire là et décida de le suivre discrètement non sans prendre soin de se couvrir le visage à l’aide de sa cape rouge. Un magicien ici augurait forcement un mauvais coup : et si il pouvait le faire échouer il en serait très heureux.
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