Walter se réveilla de fort bonne humeur dans la chambre la plus luxueuse qu'il avait put réquisitionner en ville : il faut dire que personne hormis les ombres peut-être n'avait les pouvoir de contester l'autorité d'un émissaire du roi tel que lui. Il se fit servir un copieux petit déjeuner en beuglant un grand coup ce qui fit accourir le gérant de l'établissement qui rampait à ses pieds telle une larve pathétique.
* Quel empire de lopettes, comment voulez-vous faire quelque chose avec des gens aussi méprisables ?* Lorsqu'il se décida enfin à sortir pour rejoindre le point de rendez-vous il entendit l'homme
pousser un soupir de soulagement. Walter avança à grand pas dans les rue boueuse de la cité effrayant les passants avec son armure noire. Il dut s'arrêter au détour d'une rue, en effet un chariot de marchandise bloquait en effet l'allée. Il s'adressa durement à l'homme occupé à la décharger :
- Libère le passage avant que je m'énerve.Celui-ci se redressa en équilibre sur son chargement.
- Tu crois que tu m'impressionne avec ton armure ? Laisses les honnêtes gens travailler, après tout il y a d'autres rues dans cette ville.- Très bien tu ne l'auras pas volé. BRISINGR ! Et l'ensemble de la charrette s'embrasa violemment ainsi que le marchand réduisant l'ensemble en cendre en quelques secondes au milieu des hurlements d'agonie du marchand présomptueux. Et sans un regard en arrière vers la foule horrifiée
il poursuivit son chemin jusqu'à atteindre le point de rendez vous que lui avait fixé l'officier pour qu'il récupère sa compagnie.
- Arrête de dormir et ramènes toi j'ai besoin de toi ma belle. Il vit une grosse centaine de soldats tenter de se rassembler plus ou moins approximativement à son approche et les gradés de la troupes s'approchèrent avec circonspection de lui. Le capitaine en charge pris alors la parole en le saluant :
- Capitaine Heinrich à vos ordre colonel Galchaur.- Repos capitaine tous vos hommes sont-ils là ?- Oui monsieur si vous voulez les inspecter.Walter acquiesça de la tête et suivit l'homme tout en se réjouissant que celui-ci soit doté d'un certain courage. Il lui fit passer en revue d'abord la soixantaine de piquiers qui constituaient le cœur de la compagnie et alors que Walter examinait leur équipement relativement bien entretenu par rapport à certaines unités qu'il avait croisé par le passé il demanda au capitaine de diviser ces partie de la compagnie en deux avec deux tiers, un tiers comme proportion. Puis vint le tour des
archers qui s'avérèrent porter des arcs composites de très bonne facture.
* Je vois que l'on ne m'a pas refilé la lie du régiment comme je le craignais.* Il arrivèrent enfin à la petite escouade de cavaliers lourds qui complétait la petite troupe.
- J'espère pour vous qu'il n'ont pas trop peur des dragons parce que cela pourrait s'avérer gênant.- Ne vous inquiétez pas monsieur nous avons prévu de quoi masquer l'odeur au cas ou certain paniqueraient.- Bien, et pour le ravitaillement ?- Suivez moi.Il le conduisit rapidement vers cinq chariot attelés à des chevaux de traits. Walter fit rapidement l'inventaire du coin de l'œil et s'estima satisfait de voir que rien ne manquait, décidément cet officier plaisait de plus en plus à Walter.
- Il y a un dernier point que je dois aborder avant de partir.L'officier se tourna vers lui visiblement curieux de savoir de quoi Walter voulait parler mais n'osa pas poser la question en premier de peur de paraître impoli, il se contenta de le fixer de ses yeux azurs.
- Comme vous vous en doutez je combattrais sur le dos de mon dragon et cela pose des problèmes avec les méthodes
des commandement orale à cause de la distance comme cous pouvez vous en douter.L'officier acquiesça au moment où Oreska atterrit lourdement derrière Walter provoquant un petit vent de stupeur dans les effectifs vite réprimé par la rigueur propres aux soldats professionnels.Walter fit signe aux gradés de le suivre et il s'approcha des sacoches accrochées sur le flanc de la dragonne noire. Il en sortit un certain nombres de fanions de
plusieurs couleurs avec des motifs simple et reconnaissables de loin.
- Vous voyez c'est avec çà que je donne les ordres. Alors je vais expliquer une bonne fois pour toute les règles et gare à vous si cela ne sep asse pas bien au moment du combat. Tout d'abord les couleurs. Bleu normal pour l'infanterie principale et bleu ciel pour la secondaire, jaune pour les archer et orange pour la cavalerie. J'espère que vous me suivez toujours.
Voici le fanion rouge il s'agit du signal de retraite j'espère ne pas avoir à l'utiliser. Passons aux motifs : une flèche signifie
avancer dans la direction que j'indiquerais à ce moment là, une croix vous ordonne de stopper et pour les archer étoile pour ouvrir le feu.
Visiblement tout ses hommes avaient plus de trois neurones si bien qu'il assimilèrent immédiatement le code, après tout cela faisait très longtemps que Walter utilisait cette méthode et il en était très satisfait car cela lui permettait de diriger lui même les troupes depuis le ciel. Ayant achevé les préparatifs il disposa des troupes pour se mettre en route : archers au centre infanterie sur les flancs et cavalerie à l'arrière lui même grimpa sur le dos de sa dragonne et lui flatta
l'encolure avant qu'il décollent pour survoler son unité.
- Ils ont fière allure cette fois ci même si ils ne sont guère nombreux.- Tu trouves aussi.Walter était en effet plus que satisfait de ses ressources, si les rapports stipulant environs deux cents barbares étaient fondés ils n'en feraient qu'une bouchée. La colonne progressa rapidement pour des piétons ce qui permis à Walter de patienter plus calmement : il n'était pas du genre à prendre des risques inconsidérés pour se battre plus tôt du moment
qu'il avait une bataille de prévue il redevenait avant tout un commandant redoutable.
Chaque soir il déambulait dans le bivouac allant jusqu'à contrôler les sentinelles de garde afin de parer à toute mauvaise surprise. Lorsqu'il furent assez avancé dans le nord au bout d'une semaine il diminua la cadence arrêtant la colonne vers
quatre heure de façon à permettre une bonne récupération à ses hommes. Neuf jours après son départ peu après la mi journée il tombèrent sur un village dévasté encore fumant et les quelques survivants qu'il trouvèrent leur apprirent que les barbares qui avaient pillé le village venaient juste de repartir et étaient presque trois cents.
* Hum trois cents, intéressant un peu de sport en perspective.* Il demanda une carte à un des ses subordonné et l'analysa aidé de Heinrich : il finirent par supposer que les barbares aux vues des traces relevées ses dirigeaient vers l'est et devaient passer entre deux collines au beau milieu d'une plaine dégagée.
- Si jamais ils fetent leur pillage comme je le pense ce soir nous avons une chance de le devancer à la faveur de la nuit. Capitaine je veux que vos hommes se rendent à marche forcée à se point là en suivant ce parcours, je pars personnellement en éclaireur repérer leurs positions. Peu de temps après il survolait à très haut de le ciel la colonne de barbare qui bivouaquait en plein jour fêtant leur victoire facile.
*Parfait profitez en bien , vous risquez de moins rire demain.* Et il fit pivoter Oreska en direction de ses propres troupes alors qu'il se mettait à rire en pensant au carnage prévisible.
- Je sens que je vais pouvoir bien m'amuser aussi ! lui souffla la dragonne en lâchant une bouffée de
fumée.